
OEUVRES
La rue des tambourins est triste
Pour les amants imaginaires
Pas de jacinthe noire chez le fleuriste
Les jardins sont restés en jachère
Dans nos cœurs pousse une marguerite
Qui ressuscita les printemps
Une frêle fleur qui a le mérite
De nous faire revivre les soirées d’antan
Ta voix égrenant les cantiques
S’accouple au souffle du vent
Elle entonne les chants mystiques
Dans un recueillement fervent
Tes chants puisés des nuits antiques
Bercent celui qui les entend
Il se désaltère à la source authentique
Pour oublier ses tourments
Il nous reste aussi le grain magique
Qui, semé, fructifie la moisson
De ce foisonnement de contes épiques
Tirons références et leçons
Ressentez vous la solitude de ma mère
Qui n’a jamais pu revoir sa patrie
Son exil était un long calvaire
Loin de sa natale Kabylie
La rue des tambourins est triste
Pour les amants imaginaires
Pas de jacinthe noire chez le fleuriste
Les jardins sont restés en jachère
Les expressions soulignées sont les titres des romans de Marguerite Taous Amrouche



