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QUE D’HOMMAGES

 

Que d’hommages à ma beauté

Que de louanges à mes vertus

Mais on me prive de liberté

Tout se décide à mon insu

Je suis frappée de cécité

Je veux retrouver ma vue

 

Le jour de ma naissance

Mes parents étaient mécontents

On leurs fit des condoléances

En guise de félicitations

Il n’y a eu ni chant ni danse

Tout n’était que désolation

 

Le jour de mon mariage

Naïve j’ai cru au bonheur

Consciente j’ai pris mon courage

Pour y être à la hauteur

Hélas tout n’est que mirage

Je demeure l’éternelle mineure

 

Pour redresser tous les torts

Pour recouvrer tous mes droits

Je lutterai âme et corps

Pour ce juste et noble combat

Je ne ménagerai aucun effort

 

 

Traduction libre d’une des chansons de Nouara

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